
Cette année, deux millions de tonnes de sel ont été utilisées dans notre pays pour saler routes et trottoirs au cours de l’hiver.
Cet apport de sel en excès a des conséquences non négligeables sur notre environnement. Il se retrouve dans le sol et le sous-sol, dans les nappes phréatiques, les rivières et les lacs.
Ce sel est un corrosif toxique pour la faune d’eau douce, notamment les poissons et les batraciens.
Il est aussi irritant pour les coussinets des pattes des chiens domestiques de nos villes.
Son action corrosive s’exerce aussi sur la flore puisqu’il s’attaque aux racines des plantes. Les Romains le savaient déjà il y a plus de 2000 ans. Pour détruire de manière définitive Carthage, leurs légionnaires ont salé les champs autour de la ville privant ainsi les habitants de toute ressource alimentaire.
Par ailleurs, le sel est coûteux car il dégrade les voiries qu’il faut ensuite réparer.
Les pays du nord de l’Europe n’utilisent pas de sel en hiver. Il existe donc des alternatives à son emploi. En ce qui concerne la circulation automobile, on peut utiliser du sable seul, favoriser l’utilisation de pneus neige et développer l’apprentissage de la conduite sur neige. Pour les piétons, à défaut de chaussettes à enfiler par dessus les chaussures, il existe des crampons à fixer en dessous.
Enfin des produits dérivés du raisin qui en se décomposant produisent de la chaleur pourraient remplacer avantageusement le sel. Ces résidus sont actuellement incinérés.
Les solutions existent, elles permettraient de protéger notre biodiversité sans compliquer nos déplacements en hiver.