Lundi, avril 02nd, 2012 | Author:

Voici l’intégralité de l’intervention de M. Fredouille au nom du groupe Europe Ecologie – Les Verts, lors du débat d’orientation budgétaire 2012.

 » Quelles qu’en soient les causes, nous sommes et nous resterons en crise; crise qui touche à la fois les gens et les collectivités locales, Fontenay ne faisant pas exception à la règle. Et pour le dire dans les termes du rapport de présentation:  » les finances de la ville sont aujourd’hui encore impactées par une conjoncture économique et financière dégradée « . On assiste à une baisse de nos recettes, baisse des dotations et subventions diverses de l’État, de l’ordre de 600 000€ entre 2008 et 2012. A ce manque à gagner, s’ajoute effectivement, comme cela a été rappelé, les droits de mutation en baisse, le marché de l’immobilier étant atone et cela ne risque pas de s’arranger. Par ailleurs, la loi de finances 2012 soumet la Communauté d’agglomération à une nouvelle dépense de l’ordre de 390 000€ dont une partie sera payée par Fontenay. Alors qu’il ne nous paraît pas du tout scandaleux que le Fond de Péréquation des recettes fiscales Intercommunales et Communales (FPIC) créé un flux financier des villes vers les campagnes,  il reste à savoir, c’est ce qu’a dit M. Mergy en préambule, si les critères définissant les villes contributrices sont équitables. C’est quoi une ville riche ? C’est quoi une ville pauvre ? En tout cas, c’est une nouvelle dépense pour Fontenay et ce prélèvement va croître dans les années qui viennent. Malgré une gestion rigoureuse, tous les autres postes de dépenses vont augmenter plus ou moins. En conséquence, pour garder un service de qualité, et concernant le Conservatoire, il ne faut pas garder ce bâtiment qui est un gouffre énergétique (…).

Pour garder un service de qualité et pour maintenir les projets que nous avons en cours, sans dégrader la situation financière de la Ville, le recours à l’impôt s’impose pour l’année 2012 dans une proportion qui restera encore à déterminer. Nous savons tous que la situation globale ne s’arrangera pas et que le seul recours à l’impôt risque de devenir insupportable pour les habitants dans les prochaines années. Notre groupe proposera donc, à la fois des recettes nouvelles et des économies à réaliser, à mettre en œuvre le plus rapidement possible avec le souci de répartir les efforts nécessaires de manière équitable et solidaire. Nous faisons 4 propositions: la 1ère sur les tarifs, la 2ème sur les transferts de compétences, la 3ème sur le stationnement et la 4ème sur la dimension énergétique.

1ère proposition: cela passe par un réajustement des tarifs qui préservent les faibles et moyens revenus et demandent plus aux ménages fontenaisiens les plus aisés

2ème proposition: cela passe aussi par de nouveaux transferts de compétences à Sud de Seine. Le meilleur étant la voirie avec des budgets conséquents et un personnel important

Ces deux propositions entraîneraient un effet bénéfique immédiat sur nos finances mais il est vrai que pour réaliser le transfert de la voirie, par exemple, il faut que les quatre villes se mettent d’accord.

3ème proposition: le stationnement – l’équité demande  que toute occupation d’espace public communal soit soumise à paiement notamment dans le cadre d’un plan du stationnement du centre ville et du parking de la gare.  Une étude en ce sens bien sûr devra être diligentée le plus rapidement possible et devra prendre en compte le stationnement résidentiel et la nature de parking-relais de celui de la gare. Un parking-relais, c’est un parking qui associe avec un ticket unique, groupé, le parking et le transport en commun, le RER. Puisque nous en sommes à parler stationnement, nous tenons à rappeler que notre groupe n’acceptera en aucun cas un déficit d’exploitation du parking du marché.

4ème proposition qui concerne la dimension énergétique. Il ne faudrait pas que la crise économique et financière nous fasse perdre de vue la crise écologique, particulièrement dans sa dimension énergie. De ce point de vue, notre ville est particulièrement vulnérable par le fait que son patrimoine immobilier communal est relativement ancien. Il a donc des performances énergétiques très médiocres. L’essentiel de nos investissements devra être réorienté pour y remédier. On l’a déjà dit plusieurs fois lors des années précédentes. Pour chaque intervention sur les bâtiments, un audit énergétique préalable devra indiquer les mesures à mettre en œuvre impérativement. Outre les économies immédiates réalisées sur les dépenses de fluides, cela réduira notre exposition à l’augmentation inéluctable du coût de l’énergie. Cela devra s’accompagner de la recherche d’une plus grande autonomie énergétique, bien sûr, en diversifiant nos sources, études pour la géothermie et meilleure exploitation de l’énergie solaire.

Certaines de ces mesures ont sur les finances un effet immédiat, d’autres ne seront efficaces qu’à plus long terme et il faut avoir le courage de les décider maintenant pour traverser la crise et pour que notre Ville reste vivable pour tous demain. »

Category: Tribunes
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